Qu’est-ce que c’est ? 

L’enquête PISA est une série de tests organisée tous les 3 ans par l’OCDE. 
L’objectif de l’OCDE est de « promouvoir les politiques qui amélioreront le bien-être économique et social partout dans le monde. »
Elle compare les systèmes éducatifs des pays membres et de quelques autres (70 en tout en 2015) : les 34 pays de l’OCDE et les 31 pays qui ont été décidé de rejoindre l’enquête, dont beaucoup de pays d’Asie qui occupent la tête du classement. 
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Pays de l’OCDE : Allemagne Australie Autriche Belgique Canada Chili Corée Danemark Espagne Estonie États-Unis Finlande France Grande-Bretagne Grèce Hongrie Irlande Islande Israël Italie Japon Luxembourg Mexique Norvège Nouvelle Zélande Pays-Bas Pologne Portugal République slovaque République Tchèque Slovénie Suède Suisse Turquie
Pays et économies partenaires : Albanie Algérie Argentine Brésil Bulgarie République populaire de Chine Taipei chinois Costa Rica République dominicaine Géorgie Hong Kong (Chine) Indonésie Jordanie Kazakhstan Qatar Colombie Kosovo Croatie Lettonie Liban Lituanie Macao (Chine) Malaisie Malte Macédoine Moldavie Monténégro Pérou Roumanie Fédération de Russie Singapour Thaïlande Trinité-et-Tobago Tunisie Uruguay Émirats Arabes Unis Vietnam

 

Qui passe les tests PISA ?

Environ 540.000 élèves, représentatifs des quelque 29 millions d’élèves âgés de 15 ans scolarisés dans les 72 pays et économies participants, ont passé les épreuves PISA en 2015.
Chaque élève a répondu à des épreuves d’une durée de deux heures. 

 

Quel est le contenu de ces tests ? 

3 domaines sont couverts : lecture, mathématiques et sciences. 
PISA porte davantage sur la maîtrise de compétences (capacité à mobiliser ses connaissances et ses savoir-faire pour faire face à des tâches proches de celles que l’on rencontre dans la vie de tous les jours) que sur l’acquisition de savoirs et contenus scolaires. 
Le but de PISA n’est pas d’évaluer la qualité ou le rendement spécifique de l’enseignement secondaire ; il est d’évaluer le bagage d’acquis que possèdent les jeunes de 15 ans au moment où ils s’apprêtent à quitter la scolarité obligatoire dans la majorité des pays. 

 

Méthodologie

PISA comporte des questions à choix multiple et une proportion importante de questions à réponse ouverte où l’élève doit élaborer sa propre réponse. Les questions sont situées dans un contexte proche de la vie réelle. Les questions ouvertes sont corrigées sur la base de grilles de correction critériées et  standardisées. Les correcteurs sont spécifiquement entraînés à cette tâche et chaque question ouverte est corrigée à 4 reprises par des correcteurs différents. Un contrôle international de la fidélité des corrections est en outre effectué. 
Il existe 9 carnets différents, administrés par rotation aux élèves et représentant plus de 7 heures de test. Chaque carnet comporte un noyau commun d’items au départ duquel l’équivalence des carnets peut être assurée.
Les élèves complètent un questionnaire de contexte d’une durée de 30 minutes. Plus de 40 questions leur sont posées à propose de leur environnement familial, de leurs loisirs, de l’établissement qu’ils fréquentent, de leur implication dans la vie scolaire. 
Les chefs d’établissement complètent également un questionnaire de contexte portant sur les caractéristiques et le fonctionnement de l’établissement dont ils ont la responsabilité. 
Des contrôles de qualité strict sont effectués à toutes les étapes du processus ‘(traduction des tests, échantillonnage, administration et correction des test). 

 

Et la France ? 

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Mathématiques 

La France est 26e sur 72.
La France a vu le score en mathématiques de ses élèves de 15 ans diminuer de 18 points entre PISA 2003 (511 points) et PISA 2015 (493 points), ce qui la place en 2015 au niveau des pays dont la performance est équivalente à la moyenne des pays de l’OCDE. 
Cette baisse de la performance est en partie due à la chute des résultats observée en France entre 2003 et 2006. Depuis 2006, les résultats se sont stabilisés.  
Par rapport à 2003, il y a à peu près autant d’élèves très performants, mais surtout beaucoup plus d’élèves en difficulté, ce qui sous-entend que le système s’est dégradé principalement par le bas ces 12 dernières années. 

Lecture 

La France est 19e sur 72.
La France se situe un peu au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE, avec un score de 499 points en compréhension de l’écrit. Son score a diminué de 6 points depuis PISA 2000 (505 points).
Comme pour les mathématiques, il y a un creusement des écarts de performance entre les élèves très performants et les élèves peu performants. 

Sciences

La France est 26e sur 72.
La France se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE avec un score de 495 points en culture scientifique. La France a perdu 4 points depuis 2006. 

Corrélation entre le milieu socio-économique et la performance

En 2015, près de 40 % des élèves français issus d’un milieu défavorisé sont en difficultés, soit le taux le plus élevé des pays de l’OCDE.
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En France, le système d’éducation est plus inégalitaire qu’il ne l’était 12 ans auparavant. Lorsqu’on appartient à un milieu défavorisé, on a aujourd’hui moins de chance de réussir en France qu’en 2012.
 Si l’on regarde les scores des élèves issus de l’immigration, là encore, notre système éducatif est très inégalitaire : ainsi, les élèves immigrés de la deuxième génération obtiennent en moyenne 50 points de moins que les élèves non immigrés (dans l’OCDE, cet écart moyen est de 31 points).

 

Comment arrêter cette baisse de niveau ? 

Nous avons fait une comparaison entre la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Depuis 2000, l’évolution du niveau scolaire de ces pays est très différente.

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Devant la faiblesse de leurs résultats, l’Allemagne (en 2003) et le Royaume-Uni (en 2010) ont entamé de grandes réformes éducatives.

 

Les réformes allemandes

Les résultats PISA montraient une régression du niveau scolaire et une large différence entre les meilleurs et les plus mauvais élèves, mais aussi une grande différence de niveau entre les landers. 

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En 2003, plusieurs réformes ont été prises :
  • la priorité de l’enseignement à l’école primaire
  • la mise en relation des mathématiques et des sciences pour une meilleure compréhension des liens interdisciplinaires
  • le soutien des élèves défavorisés, en particulier des enfants et des jeunes issus de l’immigration 
  • le développement et la garantie de la qualité de l’enseignement sur la base de références de base commune et d’une évaluation régulière des résultats obtenus
  • l’amélioration du professionnalisme des enseignants en particulier en matière de diagnostic et de méthodologie
L’objectif était de proposer un soutien scolaire et éducatif aussi bien aux plus défavorisés qu’aux élèves particulièrement doués. 

 

Les réformes anglaises

En 2010, David Cameron lance les réformes  » Big society  » pour donner plus de responsabilités aux citoyens.
  • Création du modèle des Free Schools (écoles créés par des parents d’élèves ou d’enseignants, aux associations caritatives ou religieuses avec le financement de l’Etat) avec une plus grande autonomie (fonctionnement interne, recrutement, choix des méthodes pédagogiques)
  • Amélioration de la formation initiale et continue des professeurs
  • Obligation des professeurs à se perfectionner et à se renseigner sur les pédagogies les plus efficaces
  • Mise en place d’évaluation nationale. Chaque établissement est noté en fonction de ces évaluations. Leurs résultats sont accessibles sur internet. 
Aujourd’hui, certaines écoles publiques des quartiers les plus défavorisées arrivent même à se hisser au niveau des plus grandes écoles privées du pays.

 

En France, la société civile a des solutions pour améliorer l’école. 

Sur Parents Professeurs Ensemble, nous rencontrons les parents et professeurs qui ont des propositions pour améliorer l’école. 
Les propositions suivantes pourraient améliorer nos résultats PISA. 

Mathématiques

  • Diminuer l’utilisation des calculatrices pour retrouver l’agilité en calcul. (Frédéric)
  • Favoriser une vraie maîtrise des savoirs fondamentaux (François)

   

  • Réinvestir sur la géométrie pour former les élèves à la démonstration logique.

Lecture 

  • Revenir à la méthode alphabétique dans toutes les écoles (Françoise)

  • Augmenter le nombre d’heures de français et revenir aux fondamentaux. (Gabrielle et Cinthia)

  

  • Favoriser une vraie maîtrise des savoirs fondamentaux (Camille)